19h00. Lidzi et Ella se rendent chez Nina, qui habite une petite maison retirée de la ville, plongée dans les profondeurs d'une forêt oubliée de tous.
"Nina (leur ouvrant la porte) : Entrez, je vous en prie !
Lidzi : Vous êtes sure qu'on ne vous dérange pas ?
Nina : Non bien au contraire !
Ella : Ca n'a pas changé chez vous Nina... Il y a toujours autant de lumières qui scintillent de partout !
Nina (souriant, fermant la porte, et emmenant les jeunes filles dans le salon) : Oui c'est vrai... Mais sans elles la maison serait si triste... Installez-vous, je reviens dans une minute..."
Elle disparait alors, tandis que Lidzi se dirige vers une table sur laquelle sont posées de nombreuses photos d'un petit garçon...
"Lidzi (à Ella) : Qui est-ce ?
Ella : Je ne sais pas... C'est fou ce qu'il ressemble à Nina en tous cas !
Lidzi : Oui... C'est incroyable..."
Quelques instants plus tard, Nina réapparaît, une boîte à la main, et remarque Lidzi et Ella observant les photographies...
"Lidzi (à Nina) : Qui est ce petit garçon ?
Nina (s'approchant de Lidzi et regardant l'enfant ac tendresse... Après qqs instants de silence) : ...Mon fils... Gabriel...
Ella (interloquée): ...Votre fils ?! ...
Nina (baissant les yeux et s'asseyant dans un fauteuil): Oui... Vous ne l'avez pas connu... Cela va maintenant faire 6 ans qu'il a disparu..."
Ella et Lidzi échangent un regard d'incompréhension mêlée de pitié... Nina reprend soudain :
" Mais je préfèrerais ne pas aborder ce sujet douloureux... (Sèchant les larmes qui viennent de couler sur sa joue) Si je vous ai fait venir jusqu'ici, c'est pour cela..." Elle désigne alors aux adolescentes la boîte qu'elle est allée chercher. Il s'agit là d'un petit coffret de marbre rose orné d'or...
"Nina : Avant que vous ne l'ouvriez, je tiens à vous raconter quelque chose d'important... Quelque chose que vous devriez savoir depuis longtemps..."
Lidzi et Ella prennent un siège et s'y installent pour écouter le récit de la vieille femme.
"Nina : Comme vous le savez, je travaille à l'orphelinat depuis maintenant plus de 35 ans... Je connais donc cet endroit mieux que personne, excepté le directeur lui-même biensûr... Quoiqu'en y réfléchissant bien... Enfin bref! Passons. Il y a de cela 31 ans, par une rude journée d'hiver, deux orphelines d'à peine quelques mois furent ammenées à l'orphelinat par une personne qui les avait trouvées dans un landeau laissé en bord de route. L'école décida donc de prendre en charge ces enfants... Il s'agissait plus exactement de soeurs jumelles. N'ayant aucune identité, ce fut la mairie qui se chargea de les prénommer : on appela l'une Inès, l'autre Elisa... Les années passèrent et je vis grandir ac émerveillement ces magnifiques jeunes filles que j'aimais tant. Elles menaient une vie pleine de bonheur et d'enthousiasme. Pas une journée ne se passait sans qu'elles rigolent à ne plus pouvoir s'arrêter... Mais peut-être n'étaient-ce que de trompeuses apparences. Car un beau jour en effet, alors qu'elles venaient tout juste d'avoir 15 ans, on ne les trouva plus nulle part : elles s'étaient enfuies. Du moins, ce fut la conclusion du directeur. Lui ne les portait pas dans son coeur et se réjouissait donc de leur "disparition" soudaine... Il minimisa l'évènement le plus possible et la vie reprit ainsi son cours, comme si rien ne s'était jamais produit... Ce fut une terrible épreuve pour moi, mais je gardais néanmoins l'espoir de les revoir un jour. Et voici que 4 ans plus tard, vous êtes arrivées comme par enchantement parmi nous. Deux petites filles venues de nulle part... Le jour-même de votre arrivée, j'ai reçu une lettre que vous trouverez rangée dans la boîte... Une lettre d'Inès qui m'écrivait de prendre bien soin de vous... Elle écrivait encore "Lidzi est en effet ma fille et Ella celle d'Elisa...". "
(Quelques minutes de silence)
"... Ne me demandez pas pourquoi vous vous trouvez aujourd'hui dans un orphelinat alors que vos mères sont en vie, je ne le sais malheureusement pas... Je n'ai d'ailleurs jamais su d'où provenait cette lettre. Mais enfin. Il est temps que vous ouvriez cette "fameuse" boîte !"
"Ella (à Lidzi) : Ouvre-la, je t'en prie...
Lidzi (souriant) : Non, à toi l'honneur, cousine !"
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